Les trésors de Bretania près de chez vous

Le saint breton Paterne

 

La seule attestation est, en 465, la mention pour la première fois d’un évêque de Vannes (concile de Vannes, où le métropolitain de Tours consacra et pourvut du siège un prêtre nommé Patern).

Né de parents nobles et vertueux. Sa mère, Gueaona, est sans doute bretonne, son père gallo‑romain poitevin. Ses parents se retirèrent après sa naissance. Plus tard Patern voulut faire de même. C’est à Rhuys, dans le monastère où Generosus était abbé, qu’il aurait pris l’habit. Après avoir fait apprécier à Rhuys ses qualités d’économe, il fut envoyé en Bretagne insulaire diriger une fondation. Il s’arrêta dans le comté de Cardigan où il bâtit des monastères et des églises dont celle de Llan‑Padern‑Vaur (église du Grand‑Paterne). Il passa en Irlande où il savait trouver son père. Il revint en Bretagne où il ouvrit deux monastères dont il confia la direction à ses disciples Nimonoc et Samson.

Il se rendit en Palestine avec David et Théliau et reçut par le patriarche de Jérusalem une crosse d’ivoire et une dalmatique, présage de sa future dignité épiscopale.

Il devint évêque de Vannes et bâtit un monastère à côté. Il se lia d’amitié à Samson. En butte aux persécutions de ses diocésains et de ses religieux, il se retira en France où il mourut le 15 avril.

 

 

Ses reliques furent rapatriées à Vannes suite à une terrible sécheresse. Elles reposèrent dans l’église élevée sous son vocable jusqu’aux invasions normandes. A ce moment, elles furent transportées par les moines de Rhuys à Déols, près de Châteauroux. En 946, sur la demande de Laune, archidiacre de Bourges, elles furent transférées à Issoudun dans le monastère bénédictin de Sainte‑Marie, puis vers l’an mil dans le château‑fort qui devint un monastère. C’est là que furent “ vérifiées ” les reliques de saint Patern, le 12 mars 1186, par Henry de Seuly, archevêque de Bourges. Le chef et l’un des bras furent placés dans des reliquaires que l’on portait en procession. Une inscription, conservée au musée de Châteauroux, commémore la translation des reliques à Issoudun au XIe siècle. A la Révolution, reliques et reliquaires d’Issoudun ont disparu.

Mais au XIIIe siècle, un évêque de Vannes, Guéthénoc, avait pu retrouver une grande partie des ossements de saint Patern, qu’un moine d’Issoudun était venu lui apporter. Ces reliques étaient exposées au Moyen Âge, dans l’église Saint‑Patern, à la vénération des fidèles qui faisaient le pèlerinage des Sept Saints. Malheureusement, ces ossements ont été mêlés à d’autres, et forment aujourd’hui un ensemble de reliques anonymes vénérées sous le nom de Corpora Sanctorum.

On ne possède plus d’une manière certaine qu’un os de pouce, cinq osselets des doigts gardés par le Chapitre de Vannes et une parcelle du crâne exposée dans un buste en bois dans l’église paroissiale Saint‑Patern.

 

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Localisation :


  • Pays de Vitré - Porte de Bretagne
  • Louvigné-de-Bais

01-10-2016