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Le saint breton Méen

 

Présenté comme le disciple de saint Samson (U après 565), Méen aurait franchi la Manche à sa suite. Dépêché en mission par son maître auprès du chef breton du Vannetais Waroc (après 576 !), il fait étape en Poutrécoët (Porhoët) chez le puissant Caduon qui lui fait don d’un domaine pour édifier le monastère de Gaël. Judicaël, après son entrevue avec Dagobert (vers 636 !) se serait retiré dans cet établissement qu’il aurait richement doté. Il y serait décédé en 637 ou 647 (voire 658 ?). Le cadre chronologique de l’existence de saint Méen n’a donc rien de fermement établi. Au retour d’un pélerinage à Rome (qui n’a rien d’historiquement impossible), saint Méen précipite dans la Loire un serpent monstrueux qui dévastait le domaine possédé par une religieuse d’Angers dans le diocèse de Nantes. Il y établit le futur prieuré de Saint‑Méen du Cellier. Saint Méen serait mort à la tête de son monastère.

 

 

Le corps de saint Méen est resté dans l’église du monastère de Gaël jusqu’à la fin du Xe siècle (aux environs de 874), c’est-à-dire jusqu’aux invasions normandes. Les moines de son abbaye transportèrent son corps à Ension, dans l’abbaye de Saint Jouin de Marnes (Deux Sèvres). Une partie des reliques y fut déposée et l’autre partie fut mise au château de Thouars, dans l’église de Saint Martin. Vers la fin du Xe siècle, les reliques déposées à Thouars furent transportées dans l’église de l’abbaye Saint Florent de Saumur (Maine et Loire) puis en 1074 revinrent pour la plupart en l’église du nouveau monastère de Saint Méen (Ille et Vilaine) où elles arrivèrent le 18 janvier.

 

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Localisation :


  • Pays de Brocéliande
  • Saint-Méen-le-Grand

01-10-2016