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Le saint breton Malo

 

Issu d’une noble famille de Grande-Bretagne, Malo aurait été élevé par saint Brendan dans le monastère de Lancarvan (Pays de Galles). Il aurait suivi son maître dans une navigation merveilleuse en quête d’une île paradisiaque dont le récit est une des plus anciennes attestations de ce genre de littérature.

Malo décida ensuite de s’exiler avec un groupe de moines vers la Bretagne armoricaine. Les auteurs du haut Moyen Âge hésitent (au gré de leurs sentiments à l’égard de la métropole de Dol) sur le moment et le lieu de sa consécration épiscopale. Malo et ses compagnons auraient séjourné aux côtés de saint Aaron, sur l’îlot qui portait le nom de celui‑ci (aujourd’hui Saint‑Malo “ intra‑muros ”) jusqu’à son accession à la tête de l’évêché d’Alet (aujourd’hui Saint‑Servan). En dépit des miracles qu’il réalisa, le saint se heurta à l’hostilité de l’aristocratie locale et dut s’exiler auprès de l’évêque Léonce de Saintes après avoir maudit ses ouailles. Cependant, celles‑ci, amenées à se repentir par les fléaux qui les frappèrent, prièrent le saint de revenir en Bretagne pour lever la malédiction. Il s’exécuta mais retourna en Saintonge pour y décéder pieusement.

Il n’est, par ailleurs, pas improbable qu’historiquement, Malo ait été en relation avec Luxeuil et le mouvement colombanien.

 

 

Les reliques demeurèrent à Saintes jusqu'au Xe siècle. Mais les miracles posthumes opérés à Saintes sur le prétendu tombeau de saint Malo (appelé en Saintonge Macoux, Macoult) excitèrent la jalousie des Bretons qui ramenèrent à Alet le chef et le bras droit de leur évêque transfuge. Mais, sous la menace des incursions de pirates normands, il fallut mettre à l'abri la châsse qui fut transportée vers 963‑965 à Paris, par les soins de Salvator, évêque d'Alet, et de Junanus, abbé de Léhon, d'abord dans l'église Saint‑Barthélémy de Paris, puis à l'abbaye de Saint‑Victor. Une partie fut transportée et vénérée à l'abbaye de Saint‑Sauve, de Montreuil‑sur‑Mer. Sommés de restituer les reliques, les moines de Saint‑Victor s'adjugèrent le menton de saint Maclou.

Depuis la Révolution, on ne connaissait des reliques de saint Malo qu'un os de l'épaule, vénéré à Saint‑Maclou de Moiselles. Mais, récemment, parmi les corps saints conservés à Montreuil‑sur‑Mer, on a identifié “ une partie notable du chef de saint Malo ”.

 

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Localisation :


  • Pays de Ploërmel - Coeur de Bretagne
  • Saint-Malo-des-Trois-Fontaines

01-10-2016