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Le saint breton Hervé

 

La personnalité historique de ce saint breton est oblitérée par la figure légendaire qui ressort de sa Vie latine médiévale.

Hervé naquit aveugle à la suite d’un vœu de ses parents, le barde insulaire Hoarvian et Rivanone, issue d’une bonne famille du Léon. Cette cécité garantit le don de vision surnaturelle qui se manifesta toute sa vie par des miracles. Le saint fut d’abord élevé par sa mère à Quéran. Puis, sept ans durant, à l’école d’Harthian (Lannerchen en Plouguerneau ?), il apprit, de mémoire, les lettres classiques et acquit une formation liturgique. Il s’installa ensuite quelques temps dans l’ermitage édifié par son cousin Urfol à Lanrivoaré où il apprivoisa un loup qui avait dévoré son âne. En allant se faire ordonner exorciste par l’évêque de Léon, Hervé s’entendit indiquer par une voix céleste le site où il devait fonder le monastère de Lanhouarneau. C’est là qu’il mourut un 17 juin.

On lui attribue le Cantique du Paradis, disparu, mais dont on trouve des traces dans le cantique breton Ar Baradoz.

 

 

Le saint est très populaire dans la région du Léon, de la Cornouaille et même dans le pays de Saint‑Brieuc.

Son corps resta à Lanhouarneau jusqu'en 878. Face aux invasions normandes, les reliques du saint furent mises en sécurité dans la chapelle priorale de Brest. On retrouve la trace de son corps (dans sa totalité sauf un bras) à Nantes en 1002 lorsqu'il fut donné par le duc de Bretagne Geoffroy Ier à l’évêque de Nantes Hervé et mit au Trésor de la cathédrale. Ces reliques furent cachées à la Révolution et jamais retrouvées.

 

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Localisation :


  • Pays d'Auray
  • Ploemel

01-10-2016